Les cas où nous vous déconseillons le triple vitrage
Sur une façade sud bien dégagée. Une troisième vitre et une seconde couche Low-E filtrent aussi le rayonnement solaire. Le facteur solaire (Sw) chute, et en hiver mosellan — où le moindre apport gratuit compte — on peut perdre en apports solaires davantage qu'on ne gagne en isolation. Sur une grande baie exposée plein sud, le double vitrage à haut facteur solaire reste souvent le meilleur choix.
Sur une maison mal isolée par ailleurs. Si les combles ne sont pas traités et les murs non plus, la fenêtre n'est pas le maillon faible. Investir dans le triple vitrage avant d'isoler la toiture revient à changer les pneus d'une voiture dont le moteur fuit.
Sur des dormants anciens fatigués. Un triple vitrage pèse environ 50 % de plus qu'un double. Sur une menuiserie ancienne conservée, la quincaillerie et les paumelles ne suivent pas toujours : l'ouvrant finit par frotter et l'étanchéité se dégrade. Il faut alors changer la fenêtre complète, pas seulement le vitrage.
Contre le bruit. C'est l'idée reçue la plus tenace : le triple vitrage n'est pas systématiquement meilleur en acoustique. Un double vitrage asymétrique feuilleté fait souvent mieux, parce que c'est la dissymétrie des verres qui casse la transmission du son, pas leur nombre.